PERSONNAGES

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Famille Leucate-Bicheau – Famille homoparentale

Jean-Marc Leucate, 49 ans

… Nathanaël doit vivre dans un univers calme et propice à son épanouissement de petit garçon comme tout le monde …

Taciturne et rabat-joie par défense et surtout depuis l’arrivée de l’enfant, Jean-Marc est une bonne pâte, foncièrement gentil mais très préoccupé par sa paternité. Il n’a qu’une angoisse, qu’on leur reproche, à lui et à Vincenzo, qu’ils ne soient pas capables d’éduquer un enfant. Alors Jean-Marc s’emploie au quotidien à essayer de calquer leur petite cellule familiale sur celle des autres. Il aime la lecture, le cinéma, l’histoire … C’est un intellectuel.

Cartésien jusqu’au bout des doigts, Jean-Marc s’occupe du matériel, des ordinateurs de la maison, du répondeur de Vincenzo qui change souvent de message d’accueil aux grés de ses humeurs … S’il croit toujours être sûr de ses capacités, la pratique n’en reste pas moins plus délicate et les résultats pas toujours à la hauteur de ses espérances. Malgré son côté taciturne et peu enjoué, Jean-Marc aime discuter pendant des heures sur les sujets qui le passionne, la physique, la mécanique, la géopolitique. Abhorrant par-dessus tout, les débordements de planning, il gère le quotidien en bon père de famille et tient haut les cordons de la bourse contre les ravages des soldes.

Son homosexualité, il l’a découverte il y a fort longtemps et elle ne lui pose aucun problème. Il l’assume sans complexe sans pour autant se sentir obligé de jouer la folle déjantée. Il vit maintenant depuis plus de 18 ans en couple avec Vincenzo. Vincenzo, c’est son mec, il l’aime, il en est sûr et sans lui, il le sait, son univers serait plutôt terne. Alors il pardonne facilement les facéties de Vincenzo qui rendent leur quotidien plus bigarré.Quant à Nathanaël, c’est un don du ciel, une bénédiction mais également un challenge pour prouver aux yeux du monde qu’avoir deux papas n’est ni une tare ni un handicap.

ETRE COMME TOUT LE MONDE

Serge Bicheau dit Vincenzo, 38 ans

… Cette petite famille est une possibilité pour notre enfant d’évoluer dans un univers déjà tolérant à la base et expurgée de toute pensée homophobe. Le top ! …

Vincenzo est fantasque, rêveur, artiste extraverti. Plein d’envie pour tout, change d’humeur comme de chemise. Quand il aime, il aime mais quand il déteste … Plein, entier et toujours direct, Vincenzo est le poumon de cette petite famille. Il entraine Jean-Marc et fait découvrir la vie à Nathanaël sous un angle bien étrange. Vincenzo a un avis sur tout, une idée sur tout mais quand les situations dérapent, c’est vers Jean-Marc qu’il cherche conseil avant tout.

En ça, Jean-Marc et lui se complètent bien. Et Vincenzo, toujours très sociable, se charge des petites improvisations de la vie de tous les jours, qui malgré son côté râleur permettent aussi à Jean-Marc de sortir la tête de son travail. Vincenzo a découvert son homosexualité assez tardivement, il l’a difficilement apprise à ses parents mais, avec le temps et surtout l’enfant, ses rapports avec sa famille sont redevenus chaleureux. Il aime sortir même si avec l’âge et leur fils Nathanaël, il est de moins en moins partant pour suivre ses amis célibataires en virée.

Vincenzo travaille dans un cabinet d’aménagement paysager, il est d’ailleurs lui-même paysagiste, comme il aime à le préciser. Soit disant beaucoup plus tendance que Jean-Marc, il s’occupe de la déco de l’appartement, de casser l’escalier pour remettre des marches avec une seule corde comme rampe, acheter une carafe design qui filtre l’eau pas plus que le filtre du robinet.Son travail lui laisse suffisamment de liberté pour pouvoir s’occuper de leur petit Nathanaël, 9 ans. Pour Vincenzo, la lutte pour la reconnaissance de la condition homosexuelle est devenue un combat secondaire face à l’amour d’un enfant.

UNE NOUVELLE MENTALITE PLUS OUVERTE

Nathanaël Bicheau, 10 ans

Nathanaël est un petit garçon turbulent. Toujours en quête de réponse, une bonne grosse expérience vaut bien mieux qu’une petite réflexion. En ça, il peut toujours compter sur son copain Eric. Il s’intéresse à tout, du foot aux jeux vidéo mais ce que Nathanaël préfère par-dessus tout, c’est la compagnie de ses copains.

Le petit Nathanaël a depuis toujours évolué dans un milieu à deux papas. La période des grandes questions fondamentales a été traversée sans trop de heurts mais le jeune Nathanaël a tout de même appris à faire attention à certaine parole à l’école. Jean-Marc et Vincenzo hésitent encore toujours à se présenter ensemble comme « les papas du petit Nathanaël ». Pour résoudre ses problèmes ou répondre à ses questions, Nathanaël peut toujours compter sur l’oreille attentive de Vincenzo, mais pour d’autres plus sérieux, les conseils de Jean-Marc semblent quelques fois plus réalistes.

Sensibilisé depuis sa naissance aux problèmes liés à l’homosexualité de ses parents, Nathanaël a bien vite pris conscience des quelques non-dits nécessaires pour vivre tranquille en société. Mais Nathanaël est aussi pour son âge, une bonne force de la nature et en venir aux mains pour s’expliquer dans la cour d’école ne lui fait pas peur.

Avec son copain Eric, ils font les quatre cents coups, mais son copain n’étant là qu’une semaine sur deux, le reste du temps il s’amuse aussi bien avec July et Corentin.

La famille Leucate-Bicheau

Jean-Marc et Vincenzo ont réussi à organiser leur vie au rythme des impératifs de chacun. Pourtant, il y a 10 ans, ils ont décidé ensemble de se lancer dans une procédure d’adoption d’un enfant. Après moult complications administratives, la cigogne passa enfin et un joli petit Nathanaël de six mois fut déposé dans leur landau. Malheureusement, l’administration étant plus pointilleuse que la cigogne, le petit Nathanaël fut obligé de porter le nom d’un seul de ses deux pères et c’est Vincenzo qui eut gain de cause malgré un nom qu’il déteste.

Famille Vancet – Famille monoparentale

Guy VANCET, 42 ans

… Un gamin, ça a besoin d’une mère, d’une femme, enfin de l’image d’une gonzesse, quoi et puis d’un père, mais d’un vrai, hein ! Avec des c…….

Guy est cool, beau parleur et bon compagnon. Mais Guy est un homme. Un vrai. Un qui n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds et qui a de solides certitudes sur les femmes. Si sa fierté se sent menacée, il peut s’emporter avec force. Mais avec ses amis, il est plutôt rigolard, bon vivant et surtout joueur invétéré. Les homosexuels, il n’a rien à redire tant qu’ils ne le draguent pas.

Plus souvent au chômage qu’au travail, pour le boulot, il se « débrouille », comme il dit, même si c’est surtout de son canapé qu’il aime traiter ses affaires. Guy s’est fait plaquer par sa femme et ils se partagent, en garde alternée, le petit Eric 10 ans. Guy est souvent lui-même étonné par les réflexions sensées de son fils. D’apparence plutôt laxiste, il pratique une éducation relativement sommaire, jusqu’à une certaine limite ou la lassitude aurait plutôt tendance à le pousser vers un certain laisser-aller. Partagé entre sa vie de célibataire indépendant libéré, et celle de père investi d’une mission éducatrice, Guy a dans le fond du mal à trouver son équilibre.

Avec son fils Eric, Guy alterne entre complicité et fous rires, engueulades et déclarations de guerre. Il a depuis longtemps abandonné l’idée de fonder une famille modèle, mais il fait ce qu’il peut pour que ça ressemble à peu près à quelque chose. Au quotidien avec son fils, Guy navigue plutôt à vue et loue les services des épiceries ouvertes tard dans la nuit. Quand il prend le temps, il peut devenir un père correct, attentionné et même arriver à transmettre quelques valeurs importantes à son fils.

UNE NEGATION DE LA NATURE ET SURTOUT DE LA SACRO SAINTE METHODE CLASSIQUE DE REPRODUCTION

Eric VANCET, 10 ans

Eric est un petit garçon joueur, facétieux et très en demande d’attention. Négociateur hors pair, il aime pousser son père à bout et jouer avec les limites. Il s’applique à mettre son intelligence au service de son effronterie. Il n’en reste pas moins un petit garçon très éveillé sur le monde et pas toujours d’accord avec la façon de voir de son père, et le conflit ne lui fait pas peur. Mais son père reste aussi son meilleur compagnon de jeu.

Le petit Eric a vécu la séparation de ses parents lorsqu’il avait 3 ans. Maintenant que le calme est revenu entre ses deux parents, il s’est habitué à changer de maison toutes les semaines. Dans sa classe, il n’est pas le seul du tout à avoir deux maisons. Il s’adapte à la situation et en profite même quelques fois pour en jouer à son avantage. Espiègle, rigolard, il aime les tendances jeunes : skates, rollers, trottinette de compète. Il aime bien les films d’action mais s’ennuie sur les scènes de « bisou ». Mais à 10 ans, Eric reste toujours un enfant à se poser des questions sur le fonctionnement des choses et à avoir encore besoin de quelques câlins de temps en temps, mais pas devant les autres !

Chez Papa, c’est plutôt chouette dans l’ensemble, pizza party, films et jeux vidéo à gogo et tant que le travail scolaire est fait, le reste …

Eric passe le plus clair de son temps avec son copain Nathanaël, toujours à l’affût d’une bêtise à faire pour se bidonner.

Le duo VANCET

Malgré les engueulades et disputes en tous genres, Guy et Eric sont très complices. Dans leur famille, il ne peut y avoir de séparation stricte entre les parents d’une part et l’enfant de l’autre. Ils se connaissent par cœur et cette complicité empêche même parfois Guy de conserver son rôle d’adulte mûr et responsable. Ensemble, ils éclusent toutes les saisons de South Park, collectionnent les canettes de soda et se défient jusqu’à point d’heure aux jeux vidéo sur la Xbox.

Les VANCET disent des gros mots, les VANCET sont tire-au-flanc, les VANCET sont des gredins mais les VANCET ont toujours la joie de vivre.

Famille Arboit-Rimette – Famille homoparentale

Véronique ARBOIT – 38 ans

… July n’a pas de père ? Et alors ? Il y a tant d’enfant qui n’ont qu’une mère …

Véronique est une belle femme, épanouie et amoureuse. Joyeuse, décontractée et attentionnée, elle est une confidente précieuse. Véronique aime son travail, ses amies, le shopping, les bijoux, les voyages et même rigoler sur les mecs avec sa fille July pour faire enrager Sylvie, sa compagne dans la vie. Véronique se sent tout à fait mûre pour s’occuper de l’éducation de July et calmer les ardeurs va-t’en guerre de Sylvie.

Véronique travaille dans un cabinet d’avocat. Belle femme, elle connaît depuis toujours son penchant pour les femmes, au grand dam de ses collègues de bureau qui ne cessent d’essayer de la séduire. Véronique a déjà eu plusieurs expériences de vie de couple mais sans enfant. Quand elle rencontre Sylvie et sa petite fille, une amitié nait puis se transforme en amour. Maintenant établie avec Sylvie, elle considère July comme leur petite fille à toutes les deux.

Dans son rôle de mère, Véronique est toujours trop attentionnée. Toujours inquiète que July n’aille pas bien, qu’elle soit malade, elle est une véritable mère poule mais à l’instar de Sylvie, elle connaît par cœur les goûts de sa fille.

UNE NOUVELLE NORMALITE PLEINE DE PROMESSES A VIVRE

Sylvie RIMETTE – 29 ans

… l’homophobie, elle est partout, il faut la combattre et c’est pas les homos qu’il faudrait empêcher de se reproduire, mais c’est surtout les c…

Sylvie est une éternelle femme adolescente en révolte contre quasiment tout. Vive, engagée, la vie doit aller vite sinon elle s’ennuie. Elle aime sortir, partir, revenir, le sport et la télévision. Même si elle travaille de temps en temps comme serveuse ou autre, elle aimerait surtout finir d’écrire sa première pièce de théâtre, véritable brûlot contre la société conformiste, qui, elle en est persuadée, fera d’elle une des chefs de file de la culture gay et lesbienne. Mais sous ces aspects d’agitée, dure à cuire, Sylvie cache une sensibilité à fleur de peau.

Sylvie était une fêtarde invétérée. Lors d’une de ses soirées, elle tombe éperdument amoureuse du magnifique Patrick. De leur rencontre naît une passion torride et une petite July. Malheureusement, le beau Patrick n’est que de passage et une fois les feux de l’amour éteints, Patrick quitte Sylvie, la laissant à 20 ans, enceinte d’une petite fille. Supportée par sa famille, puis déçue par les hommes, Sylvie rencontre Véronique, de presque 10 ans son aînée, auprès de laquelle elle se sent en confiance et en sécurité. Ensemble elles décident alors de fonder un foyer et de s’occuper de l’éducation de la petite July.

Si son caractère impulsif la pousse souvent à aller trop loin, elle apprend avec Véronique, et pour July, à modérer ses ardeurs et à gagner en maturité.

Sylvie s’entend merveilleusement bien avec sa fille July lorsqu’il s’agit de faire les chipies. Par contre, elle a plus de mal pour les trucs sérieux comme les devoirs, les horaires et toutes les responsabilités en général.

UNE DIFFÉRENCE A FAIRE EXISTER, A CULTIVER ET A DÉFENDRE

July RIMETTE – 10 ans

Paradoxalement, July est de caractère plutôt garçon manqué. Elle aime la télé, les jeux-vidéo, la trottinette et le foot surtout quand la rencontre est musclée. Quand l’époque des petits amis arrive, elle se surprend quelques fois à regarder ses copains garçons sous un autre angle.

Prise dans la tourmente de la vie délétère de sa mère, July a eu beaucoup de mal à trouver ses repères. La situation familiale s’est déjà beaucoup plus stabilisée lorsque sa mère Sylvie s’est mise en couple avec Véronique. A sa mère seule, July y a gagné deux mamans. Chacune différente en leur genre mais toutes deux réunies sur un même point, l’amour qu’elles portent à leur petite July qui dépasse toutes leurs règles de vie.

July est une petite fille très éveillée qui comprend déjà fort bien pour son âge les avantages et les inconvénients d’une telle structure familiale. Quelques fois, elle cherche à savoir qui et où est son père, mais un gros câlin de Véronique et un bisou de Sylvie lui font vite oublier ces petites tristesses passagères.

Le couple ARBOIT-RIMETTE

Véronique, plus mûre et plus âgée que sa compagne, a souvent vocation à modérer les envies de Sylvie et à lui apprendre à assumer sereinement son homosexualité et ses responsabilités. Mais ensemble, elles sont d’accord sur une chose, July passe avant tout. Alors, bon an mal an, elles essayent de construire cette petite famille peu ordinaire et de pallier au mieux au manque d’homme à la maison. July connaît très bien l’atypisme de sa famille, mais cela ne la gêne pas. A l’école, elle traine surtout avec des garçons au grand dam de ses deux mamans. Véronique est quelques fois trop présente et Sylvie trop souvent excitée mais July en a l’habitude et sait comment évoluer dans cette petite famille si différente.

Famille Pollena – Famille monoparentale

Ghislaine POLLENA, 39 ans

… l’homoparentalité, ça me touche peu et à vrai dire, j’m’en fous un peu. Certes un papa et une maman c’est peut être mieux, mais bon, tant que les enfants sont heureux, nous, on a pas de papa et pas le temps de s’occuper de ça …

Ghislaine est une femme souvent pressée, tendue et toujours angoissée de ne pas être une bonne mère pour ses enfants. Elle se crève à la tâche en s’oubliant souvent elle-même. Parfois sur les nerfs, elle est capable de devenir hystérique et de raconter n’importe quoi. Mais sinon Ghislaine aime bien ses voisins, avec qui elle peut se divertir de temps en temps et surtout s’entraider pour les enfants. Qu’ils soient homosexuels l’indiffère totalement. Mais elle ne s’imagine pas vivre sans homme alors quelques fois, elle se laisse aller à la dépression et à l’alcool.

Il y encore quelques temps, Ghislaine n’espérait qu’une seule chose : refaire sa vie. Mais pour cela, il lui manque toujours un homme. Et en même temps, la tâche n’est pas aisée puisqu’elle s’occupe seule à plein temps de ses deux enfants, Corentin, 11 ans et Océane 8 ans. Son mari, dont elle est divorcée, est parti refaire sa vie avec une femme de 15 ans sa cadette. Pour subsister au besoin du foyer Ghislaine fut contrainte, après sa séparation, de prendre un second travail.

Le quotidien de la maison est mené manu-militari même si la petite dernière part encore souvent à l’école avec deux chaussettes de couleurs différentes. Mais, l’équilibre se maintient. Quelques fois, Ghislaine repense rêveuse aux vacances de ski qu’elle passait avec son mari, ou l’été à Saint-Barth avec les enfants, encore folle amoureuse à l’époque. Mais la réalité a depuis bien longtemps repointé le bout de son nez, et Ghislaine s’en accommode tant bien que mal. Alors ne serait-ce que pour ses enfants, elle a décidé de prendre à bras le corps cette vie de parent célibataire. Parfois, elle arrive à laisser ses enfants chez ses parents pour voir ses rares amis. Mais entre le travail, les enfants et globalement tous les problèmes, Ghislaine s’en sort et un bisou d’Océane ou un sourire de Corentin lui remet toujours du baume au cœur.

UNE ÉVOLUTION INÉLUCTABLE DES MŒURS

Corentin 11 ans

Corentin est un petit garçon très réservé et surtout très passionné de jeux vidéo mais c’est aussi un intello, une grosse tête. Il ne sort presque pas de sa chambre. Il travaille correctement à l’école, sans plus, et commence à se poser des questions sur la vie. Il entre assez souvent en conflit avec sa mère qui lui reproche son laxisme et son temps passé devant la télé. Corentin conserve toujours des souvenirs de son père parti et il en discute certaines fois avec sa mère.

Océane 8 ans

La petite Océane est une petite fille qui rate tout ce qu’elle fait. Non, pas qu’elle soit bête, loin de là, mais elle est encore trop petite pour atteindre tous les objets du quotidien. Liquide vaisselle ou brosse à dent trop loin, chainette des toilettes trop haute. Elle galère tout le temps pour tout, et court après sa mère pour respecter les horaires. Quand elle n’est pas occupée à se concentrer pour suivre le mouvement, la petite Océane est plutôt timide et réservée. Quelques fois, elle se livre à sa mère, sa seule vraie confidente malgré tout.

Les enfants POLLENA

Paradoxalement, ensemble, les enfants ont vite appris à devenir autonomes. Les matins, la petite Océane attrape comme elle peut les habits de sa journée dans l’armoire quand Ghislaine est déjà redescendue à la cuisine préparer les céréales de l’un et le lait chaud de l’autre. Les tours de rôle sont légions, et chacun s’acquitte de sa petite tâche ménagère quotidienne. Leur mère, ils le savent, elle le leur répète, « fait tout ce qu’elle peut pour eux ». Entre les enfants, les positions varient. Ils peuvent être unis contre leur mère pour décrocher une autorisation mais passe quand même le plus clair de leur temps à se battre comme des chiffonniers pour des broutilles.